L’Académie pour la Vie souhaite des vaccins accessibles à tous

Christopher Czermak (Unsplash)

Ce vendredi matin, 2 juillet, s’est tenue la conférence de presse de présentation du Communiqué final de la Table ronde internationale sur la vaccination organisée par l’Académie pontificale pour la vie, l’Association médicale mondiale et l’Association médicale allemande.

«Les vaccins doivent être accessibles à tous et partout, sans restrictions dues aux aspects économiques, même dans les pays à faible revenu», a réaffirmé Mgr Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la vie, lors de la conférence de présentation du communiqué final de la Table ronde internationale sur la vaccination.

Des décisions et des actions précises sont nécessaires

Dans son intervention, Mgr Paglia a rappelé que les vaccins sont des traitements sanitaires essentiels pour la santé et, dans de nombreux cas, pour la survie de la personne elle-même. Mais comme les vaccins sont une invention produite par l’ingéniosité humaine, et non une ressource environnementale présente spontanément dans la nature (comme l’air ou les mers) ou découverte par la recherche (comme le génome), les rendre accessibles à tous nécessite des décisions et des actions précises.

Il faut un engagement qui inclut tous les sujets impliqués dans l’opération. D’autant plus qu’il s’agit d’un médicament délicat et compliqué, tant du point de vue des technologies nécessaires à sa préparation que de la signification (symbolique) qui lui est attribuée.

Ne pas négliger les autres maladies

Cependant, le front des doutes sur les vaccins est un phénomène varié. «C’est un geste délicat que de demander la confiance de ceux qui doutent, surtout dans les pays qui ont subi les tergiversations d’autres personnes en position de force», a souligné Mgr Paglia, mettant également en avant la question des priorités. Il a rappelé, par exemple, que le paludisme et la tuberculose font beaucoup plus de victimes en Afrique que le Covid-19.

Mais même avant cela, l’absence d’installations sanitaires de base et d’eau propre constitue une menace sérieuse pour la santé et la survie. C’est pourquoi il est important, dit-il, que les interventions mises en œuvre aujourd’hui pour répondre à la pandémie de Covid-19 tiennent compte des besoins futurs, par exemple en renforçant les campagnes de vaccination contre d’autres maladies répandues, que la pandémie actuelle nous conduit à négliger.

Mgr Paglia a précisé que l’intention initiale, avant que la pandémie n’éclate, était d’organiser une conférence sur les vaccins en général, mais des difficultés sont apparues qui ont contraint à restreindre le champ d’action et à organiser le webinaire d’hier en ligne. Le projet initial est reporté.

Surmonter les obstacles à la production locale de vaccins

Le Dr Ramin Parsa-Parsi, médecin, membre du conseil d’administration de l’Association médicale mondiale, et directeur du département international de l’Association médicale allemande, l’organisation centrale du système allemand d’autogestion médicale, a également participé à cette conférence de presse. Expliquant l’importance des collaborations internationales et intersectorielles, il a déclaré qu’il y a plus de deux ans, l’Association médicale mondiale, l’Académie pontificale pour la vie et l’Association médicale allemande avaient décidé d’unir leurs forces pour relever les défis de l’équité et de l’hésitation à se faire vacciner.

La pandémie actuelle a illustré l’importance de la vaccination, mais elle a également mis en évidence la grande inégalité d’accès aux vaccins et les dangers posés par le nationalisme vaccinal, dit-il. Entre autres, l’offre de vaccins n’est toujours pas suffisante et «même si la production de vaccins était augmentée, elle ne serait pas suffisante pour répondre à la demande dans toutes les régions du monde de manière raisonnable et en temps voulu».

Par conséquent, selon le Dr Parsa-Parsi, «les vaccins doivent être produits localement, mais il y a plusieurs obstacles à surmonter». Une question importante est celle des brevets, et pour cela un certain nombre de points doivent être abordés: le transfert des connaissances et des compétences, la formation du personnel, l’investissement international dans des centres de production de vaccins dans des environnements pauvres en ressources, et la garantie d’un contrôle de qualité adéquat. Dans le contexte de l’hésitation à se faire vacciner, cette collaboration devrait viser à instaurer la confiance, à accroître la transparence et à résoudre les problèmes de communication.

Ces thèmes ont également été repris par le Dr Frank Ulrich Montgomery, président du Conseil de l’Association médicale mondiale, qui a notamment souligné l’importance de l’équité dans l’accès aux vaccins en mettant l’accent sur la solidarité.

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